
Développement de la rationalisation du travail
Après la Seconde guerre mondiale, il y a eu un changement dans la nature des ouvrages avec la construction de masse (logements collectifs, bureaux…).
Cette hausse de la production et de la technicité a eu pour conséquence
l’accroissement du personnel d’études (ingénieurs, techniciens…) et le développement de l’encadrement de chantier tout en maintenant la quantité et l’autonomie du travail ouvrier.
Les années 70-80 marquent une rupture importante caractérisée par la diminution des ouvriers. Cette évolution semble résulter de la réduction de la production et le développement de la concurrence (crise économique, chocs pétroliers…) ainsi que de la hausse des salaires (accords de Grenelle 1968)
avec l’impossibilité de reporter cette hausse de coût sur les prix.
C’est à cette période que la plupart des entreprises de gros œuvre ont créé des services de méthodes. L’objectif n’était pas d’enlever toute autonomie
à la production (comme dans les modèles Tayloristes) mais de mettre fin
à l’improvisation en organisant les chantiers.
Aujourd’hui les méthodes ont trouvé leur rôle puisque de nombreuses entreprises du BTP utilisent ces services. Néanmoins l’évolution des normes, l’augmentation des procédures et le développement du BIM devraient intensifier l’implication des méthodes pour optimiser la préparation de chantier en améliorant la production et la communication.
L’origine des méthodes dans le BTP
Dès la deuxième révolution industrielle à la fin du XIXe siècle, on cherche à accroître la productivité du travail, les économistes repensent alors toute l’organisation du processus productif.
Cette recherche de l’efficacité optimale se fait par des méthodes rigoureuses et donnent naissance à l’Organisation scientifique du travail (O.S.T.), pensée par Frederick Winslow Taylor.
Différentes formes d’organisation de travail se développent alors comme le Taylorisme, le Fordisme ou le Toyotisme.
Le Taylorisme exclu toute improvisation : « il y a ceux qui conçoivent et ceux qui exécutent ». C’est pourquoi avec les contraintes de spatialisation des zones de production
(par chantier et non en atelier) et la variabilité des processus de production (usage d’outils flexibles, autonomie et polyvalence des opérateurs), le Taylorisme a échoué dans le BTP.
Cependant on constate, après les 30 Glorieuses, l’existence d’un mouvement de rationalisation sur les chantiers des grandes entreprises.


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