top of page
logo  Méthéor PDF (1).pdf.png

Notre partenaire opérationnel

Le plan d'installation de chantier (PIC) : le guide complet pour organiser votre chantier avant le premier coup de pelle

  • il y a 6 jours
  • 7 min de lecture

L'essentiel en 30 secondes

Le plan d'installation de chantier (PIC) est le document graphique qui organise l'espace du chantier : position de la grue et sa zone de survol, base vie, accès et circulations, aires de stockage et de livraison, réseaux provisoires, clôtures et dispositifs de sécurité. Établi en phase de préparation, et souvent exigé dès l'appel d'offre, il est généralement réalisé par le bureau ou l'ingénieur méthodes, en lien avec le conducteur de travaux. Un bon PIC anticipe les flux, sécurise les interfaces avec l'environnement (voirie, riverains, réseaux existants) et conditionne directement la productivité du chantier : une grue mal positionnée ou une aire de livraison sous-dimensionnée se paient pendant toute la durée des travaux. Ce guide détaille le contenu attendu d'un PIC, la méthode pour le réaliser en 6 étapes, et les erreurs les plus fréquentes.


Plan d'installation de chantier réalisé par Metheor : vue en plan avec zones de survol des grues, vues 3D, élévation sur grues et légende — projet de construction d'un lycée

Qu'est-ce qu'un plan d'installation de chantier ?

Le plan d'installation de chantier couramment appelé PIC est un plan d'ensemble, généralement établi sur le fond de plan masse du projet, qui représente l'organisation spatiale du chantier pendant les travaux. Là où le planning organise le temps, le PIC organise l'espace.


C'est un document à la croisée de trois enjeux :


La production. Le PIC détermine où seront la grue, les zones de préfabrication, les stockages : autant de choix qui conditionnent les cadences quotidiennes.


La sécurité. Circulations piétons/engins séparées, zones de survol de la grue, clôtures, accès contrôlés : le PIC est une pièce maîtresse de la prévention, articulée avec le PGC et les PPSPS.


La réglementation et l'environnement. Emprises sur le domaine public, riverains, gestion des déchets, raccordements provisoires : le PIC formalise les autorisations à obtenir et les contraintes à respecter.


À retenir : le PIC n'est pas un dessin décoratif joint au dossier. C'est un outil de production quotidien, affiché dans la base vie, connu de tous, et mis à jour à chaque phase du chantier.



Qui fait le plan d'installation de chantier ?

Le PIC est classiquement établi par le bureau d'études méthodes de l'entreprise (ou un bureau d'études méthodes externalisé comme Metheor), en collaboration étroite avec le conducteur de travaux et le chef de chantier. Une première version simplifiée est souvent produite dès la phase d'appel d'offre pour appuyer le mémoire technique ; la version d'exécution est ensuite affinée en préparation de chantier, puis déclinée par phases si l'emprise évolue (terrassement, gros œuvre, corps d'état secondaires).


Sur les opérations soumises à coordination SPS, le PIC est transmis au coordonnateur, et il alimente les demandes administratives : autorisation de voirie, permission de grue, DICT.



Que doit contenir un PIC ? La checklist du contenu

Un PIC complet représente, sur fond de plan masse coté :


Les engins de levage. Position de la ou des grues, longueur de flèche, zones de survol autorisées et interdites, interférences entre grues le cas échéant. Le positionnement de la grue est LA décision structurante du PIC : il doit couvrir les zones de coulage et de stockage tout en respectant les contraintes de survol (voisins, voies publiques, lignes électriques). Pour objectiver ce choix, Metheor met à disposition un simulateur de grue qui permet de tester rapidement des configurations de flèche et de couverture.


La base vie. Bungalows (réfectoire, vestiaires, sanitaires, bureaux), dimensionnés selon l'effectif de pointe, avec leurs raccordements.


Les accès et circulations. Entrées/sorties véhicules et piétons, sens de circulation, aires de retournement, séparation physique des flux piétons/engins, signalétique.


Les aires fonctionnelles. Stockage matériaux, zone de déchargement, préfabrication (armatures, banches), centrale à béton éventuelle, zone de tri des déchets avec bennes différenciées.


Les réseaux provisoires. Alimentation électrique de chantier (armoires, coffrets), eau, éclairage, évacuations, sans oublier le repérage des réseaux existants, enterrés ou aériens, qui conditionnent terrassements et implantations. Notre page dédiée aux réseaux dans un chantier détaille ce volet souvent sous-estimé.


Les clôtures et la sécurité. Palissades, portails, contrôle d'accès, cheminements protégés, zones de premiers secours, extincteurs, point de rassemblement.


Le cartouche et la légende. Échelle, orientation, indice de révision, phase concernée : un PIC sans légende claire est inutilisable sur le terrain.



Comment faire un plan d'installation de chantier : la méthode en 6 étapes


Étape 1 - Analyser le site et ses contraintes

Visite de site indispensable : topographie, accès existants, largeur des voiries, réseaux aériens et enterrés (DICT), mitoyennetés, sens de circulation du quartier, contraintes de riverains ou d'exploitation (site occupé, ERP voisin). Cette analyse s'inscrit dans la démarche globale de méthodologie de chantier : comprendre avant de dessiner.


Étape 2 - Recenser les besoins du chantier

Effectif de pointe (dimensionne la base vie), volume et nature des approvisionnements (dimensionne les aires de livraison et stockage), matériel de production prévu (grue, pompe, centrale), phasage général des travaux.


Étape 3 - Positionner la grue

On commence toujours par la grue, car tout le reste s'organise autour d'elle : couverture des zones de production, charge en bout de flèche pour les éléments les plus lourds, survols autorisés, distance aux obstacles. Testez plusieurs scénarios, c'est exactement ce que permet notre simulateur de grue en ligne.


Étape 4 - Organiser les flux

Tracer les circulations en séparant systématiquement piétons et engins, positionner les accès pour limiter les manœuvres sur voie publique, placer les aires de livraison sous la zone de couverture de la grue, et vérifier chaque flux « du camion au poste de travail » : un matériau qui doit être repris deux fois par la grue est un flux mal conçu.


Étape 5 - Implanter base vie, stockages et réseaux

La base vie se place idéalement hors zone de survol de la grue, proche de l'accès piétons. Les réseaux provisoires sont tracés avec leurs points de raccordement. Les zones de tri des déchets se positionnent sur le circuit de sortie des camions.


Étape 6 - Vérifier, faire valider, diffuser

Contrôle croisé avec le planning et le phasage (le PIC de la phase terrassement n'est pas celui du gros œuvre), validation par le conducteur de travaux, transmission au coordonnateur SPS et aux autorités pour les emprises publiques, affichage en base vie, et mise à jour à chaque évolution significative. Des exemples de rendus figurent dans nos documents types.



Les erreurs les plus fréquentes (et comment les éviter)


Positionner la grue après le reste. C'est l'erreur structurelle : si la grue est placée en dernier, elle subit les contraintes au lieu de structurer le plan. Toujours commencer par elle.


Sous-dimensionner les aires de livraison. Un camion qui ne peut pas décharger bloque la rue, la grue et le planning. Vérifiez les gabarits, rayons de braquage et temps de déchargement des plus gros porteurs attendus.


Ignorer les réseaux existants. Une canalisation enterrée non repérée peut immobiliser un terrassement complet. DICT systématiques et report des réseaux sur le PIC avant toute implantation.


Mélanger les flux piétons et engins. Première cause de situations dangereuses en entrée de chantier. La séparation physique (barriérage, cheminements dédiés) doit se lire directement sur le plan.


Figer le PIC au premier jour. L'emprise évolue avec les phases : un PIC unique pour tout le chantier devient faux dès la fin des terrassements. Prévoyez un PIC par phase principale.


Oublier les riverains et le domaine public. Emprises de palissade, survol de grue, horaires de livraison : chaque interface externe non anticipée se transforme en conflit ou en arrêté défavorable.

Le PIC, révélateur de la qualité de préparation

Un maître d'ouvrage ou un examinateur de mémoire technique lit énormément de choses dans un PIC : la compréhension du site, le réalisme de l'organisation, la culture sécurité de l'entreprise. C'est pourquoi le PIC d'appel d'offre mérite autant de soin que celui d'exécution, il est souvent la première preuve tangible du sérieux méthodologique d'une entreprise.


Chez Metheor, bureau d'études méthodes indépendant, nous réalisons des plans d'installation de chantier pour des opérations de bâtiment et de travaux publics, de l'esquisse d'appel d'offre au PIC de phase détaillé. Contactez Metheor pour échanger sur votre projet.




FAQ - Plan d'installation de chantier


Qu'est-ce qu'un plan d'installation de chantier (PIC) ?

Le PIC est le plan d'ensemble qui organise l'espace du chantier pendant les travaux : position de la grue et zones de survol, base vie, accès et circulations, aires de stockage et livraison, réseaux provisoires, clôtures et dispositifs de sécurité. Il est établi sur le fond de plan masse du projet et mis à jour à chaque phase.


Qui fait le plan d'installation de chantier ?

Le PIC est réalisé par le bureau d'études méthodes de l'entreprise, ou un bureau méthodes externalisé, en collaboration avec le conducteur de travaux et le chef de chantier. Une version simplifiée est produite dès l'appel d'offre pour le mémoire technique ; la version d'exécution est affinée en préparation de chantier.


Que doit contenir un plan d'installation de chantier ?

Au minimum : les engins de levage avec leurs zones de survol, la base vie dimensionnée selon l'effectif, les accès et circulations avec séparation piétons/engins, les aires de stockage et de livraison, les réseaux provisoires et existants, les clôtures et dispositifs de sécurité, ainsi qu'un cartouche avec échelle, orientation et indice de révision.


Comment faire un plan d'installation de chantier ?

En 6 étapes : analyser le site et ses contraintes (visite, DICT, mitoyennetés), recenser les besoins (effectifs, approvisionnements, matériel), positionner la grue en premier, organiser les flux, implanter base vie, stockages et réseaux, puis vérifier, faire valider et diffuser le plan. Le PIC est ensuite décliné par phase de chantier.


Pourquoi commencer par la position de la grue ?

Parce que tout s'organise autour d'elle : sa couverture détermine les zones de production et de stockage accessibles, ses survols conditionnent les autorisations, et sa charge en bout de flèche limite les colisages. Une grue positionnée en dernier subit les contraintes au lieu de structurer le chantier.


Le PIC est-il obligatoire ?

Le PIC est exigé dans la grande majorité des dossiers : demandé au mémoire technique en appel d'offre, transmis au coordonnateur SPS, et nécessaire pour les autorisations administratives (emprise de voirie, permission de grue). Au-delà de l'obligation contractuelle, c'est un outil de production et de sécurité indispensable dès qu'un chantier mobilise levage, livraisons et co-activité.

bottom of page